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July 31 VariationsVendredi 28 Juillet,
Il est 16.00h mon collegue quitte le bureau , 250 km l'attendent , il me conseille de partir aussi pour eviter le chassé croisé sur la A6. Donc je pars vers 16.30 destinartion Morey St Denis ( Bourgogne). Le soleil est là bien present la chaleur est etouffante , je me languis du col de Ceigne pour avoir un peu de fraicheur.
La circulation est supportable, me voici dans les plaines de Bresse et mon esprit divague erre aux alentours , le regard dans le vide je roule sur un chemin de monotonie. Des images comme des eclairs me reviennent, je me rappelle le moment où ce chemin me menait vers la liesse et la joie de retrouver une personne chère.Tout au long du parcours absorbé par ces images , la radio sur autoroute info ne fait qu'un bruit nasiard alors que le volume est déjà haut. Beaune et son carrefour d'autoroute toutes directions, il ne reste peu de temps avant d'arriver sur Vosnes puis sur Moret. Le flot d'image ne fait que de continuer, je n arrive pas à le controler me voici devant le chateau de la Berchère la encore des images me viennent encore, puis le club house de l aerodrome , encore des images .........
Me voila à Vosnes le lieu de pelerinage vendangeresque annuel , je monte à l etage retrouver mes amis pour aller à moret où le reste de la tribu de pilotes et leurs moitiés respectives nous attendent.
Une bouteille de blanc plus tard et 5 minutes de route à travers les vignes bien vertes et entretenues , nous voilà chez mon ptit Yann.
A peine arrivé je dois reprendre la voiture pour querir du coca-cola ( eh oui c'est bien du coca). Il y a comme dans bien des villages ce petit bar-epicierie si typique de chez nous.
j'arrive sur la place et paf encore un flash , encore ce souvenir d'un moment agreable passé par là. La tenanciere a meme remarque la tete que je faisait à plus de 30 mètres. En sortant nous echangeons quelques banalités sur la savoie .....et la haute aussi et me demande d'etre moins serieux...... No comment.
Je retourne au lieu de festivité en plein preparatif , cette maison est un peu comme quand vous n'etes qu un bébé dans le ventre de sa mère. La facade est simple et sans fioritures , il y a un porche en vieux chene dont les passages successifs de pinceaux à lasure ont foncé de le bois. Dessous une large porte en chene foncé aussi et épaisse vous coupe du monde une fois fermée.
Puis quelque pas sous le porche si apprecié par temps d'orage pour son abri si cossu nous mène vers une courette pavée de rose pale , pas la place pour le moindre vegetal, si ce n'est les plants de tomates rougissant , planté au milieu de vieux futs de chenes dans lesquels on ne sait quel cru aurait pu sejourner.
C'est à partir de ce moment que mes flashs ont cessé. Est ce cet environement si cocon si maternel... Je ne sais ,mais je profite de cette accalmie , pour me replacer au milieu de mes amis afin de trinquer à l amitié et aux liens qui nous unissent. Ce fut une tres belle soirée arrosée copieusement en fin de soirée par ....
Par un nuage bien mecontent de nous voir faire la fete , decidé à nous mettre au lit.
Soit la nuit douce fut courte mais reparatrice.
Samedi matin,
C'est avec l'aube que mon regard c est ouvert à la realité, il règne un silence religieux dans la maison,Je m enfuis du lit où mes reves ont laissés les plis dans les draps. Je descends lentement les escaliers afin de ne reveiller personne. Un bonne douche lavera ce qu'il reste de ma journée d'hier et de ma nuit. L'eau coule sur mon visage , comme une renaissance , cette douceur coule le long de mon corps. S'en est presque magique , comme une potion je sens refermer mes plaies qui s etaient entrouvertes, en baissant la tete je peux voir le reste de mes souvenirs melancoliques tourbilloner et disparaitre dans le neant.
Le clapotit de l eau a finallement reveillé le rete de la maison. Je reve doucement d une bonne odeur de café, celle qui vous fait envie le matin quand le soleil est au rendez-vous et que vous respirez l'eir frais sur une terasse.Un à un je vois mes amis passer devant moi avec encore les marques de la veille. Quelques petites remarques sympathiques fusent et des eclats de rire finissent de reveiller le reste de la maison.
Deja quatres heures de l'apres midi , le temps avec les personnes qui comptent ne devient pas elastique, il accelère chaque minute passée devient une seconde.Me voila sorti de ce coccon bien agréable , bienvenu dans le monde civilisé....
Dijon, j arrive par la zone commerciale ,civilisé me vient à l esprit , c'est un cahos d'enseignes , plus grosses les unes que les autres , plus colorées , plus vives.Je cherche l'harmonie mais en vain , c'est le reflet de l'etre humain , attirer l oeil, ne pas aller à l essentiel.Je n ai aucune envie de rester à cet endroit , mes emplettes realisées , je m esclipse aussi que le soleil qui laisse place à la lune.
La journée est deja bien avancée, le temps courre, il continue sa course contre moi.Je retourne à la cave, j'ai promis de passer dire au revoir avant de partir, chaque fois que je suis proche , je passe voir mes amis , ils m'ont accueilli comme je suis , simplement sans fioritures, ni grandes pompes voila déjà 7 ans. Je pousse la porte de la cuverie , marquée par le temps et les innombrables couches de peintures , on remarque que la gache a bien servi et que l'entrée y est aisée , les cuves et le pressoir sont là en place .Elles attendent tranquillement la ceuillette tant attendue, le fruit d'un labeur annuel qui donnera les saveurs et la typicité à ce brevage si convoité que le vin de bourgogne. Un passage dans la dalle epaisse laisse fuir une lueur et un leger brouhaha en sort comme etouffé, un escalier bien raide serpente ,au fur et à mesure de la descente de vieux murs en pierres apparaissent , puis les voutes . Alignés comme un defilé militaire au 14 juillet les fûts de chênes sont figés , posés , remplis de nectar, on les sent lourds de leur ventre bombés nous les immaginons gorgés de ce jus de raisin comme prets à exploser. Mes amis sont là ainsi que notre maitre de chais et quel maitre , une vie passé dans le vin il vous enivre de paroles, d'anecdotes , il vous transmet son amour pour le vin . C'est un moment intemporel seul la leur des ampoules vous apporte la lumiere, rien ne vous indique le temps qui passe , seul les bouteilles ouvertes et degustées sont la marque du temps , elles s'alignent autant que les commentaires du maitre de chais sur le fond d'un tonneau posé verticallement.La place vient à manquer sur le fond de fût , signe qu'il est temps de sortir, nous sommes tous en retard , mais qu'importe de moments merveilleux comme nous pouvons les passer sont si rares mais si enrichissants, nous avons du mal à partir de liens forts mais invisibles nous retiennent comme si nous avions cellé un pacte en seing d'une société secrete au temps du moyen-age , cachée au fond d'une cave loin des regards indiscrets.Nous voici dehors la rue est calme nous sommes les seuls entouré de ces murs qui ont bravé le temps , les guerres , la liesse et la tritesse aussi. Il est temps de reprendre la route , il fait deja bien nuit et la lune c'est esquivée ce soir. Me voila sur le dos du long serpent noir accompagné d'inconnus comme fuyant quelque chose ou ce pressant vers but que j ignore. Mon but revenir dans les vallons et plateaux qui borde le Rhone , ma vallée , mon petit village accroché au plateau que j ai adopté il y a déjà trois ans. J'arrive dans cette rue familière bordée d'arbres , les premieres maisons apparaissent, je laisse la voiture descendre gentillement cette petite descente , le tilleul mon repère m'annonce l arrivée.Une personne m'attends pour passer le reste du week end . L aeronautique en sera le sujet .
Dimanche..
Le dimanche pour une bande d'heretiques à la religion c'est le rendez vous des "fous volants", bien qu'heretiques leur passion est comme une sacro sainte religion ! L association viens d'aquerir un appareil hydro, vocation retrouvée au seing de ce groupe depuis tant d années tombée en désuetude. C'est une machine dont le ventre est rond et trappu et qui se pilote avec les fesses, elle est un peu lente à reagir mais reste un regal lorsque son ventre effleure l'eau.On aurait pu la comparer comme dans le poeme du goëlant mais le pelican lui sied mieux. L'equipe viens de finir l orgie domenicale où gargantua se retrouverait petit mangeur ....Les ventres pleins , il est temps de remplir aussi le reservoir du pelican , lui aussi a le droit à son plein doménical.
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gilles trachez
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